Les baies hautes de la nef
Années 1230-1240

 

 

Les vitraux de la nef, un peu plus récents que ceux du transept et du chœur, datent des années 1230-1240.

De nos jours, seules les baies les plus orientales (baies 122 à 127) comportent des prélats rémois surmontés de rois. Ces derniers correspondent peut-être à des représentations des souverains du royaume de France, allusion claire aux sacres. Seul l'un d'eux est désigné par une inscription, KAROLUS, que certains ont voulu identifier comme étant Charlemagne (baie 128).


Les prélats rémois :
Une galerie de personnages d'une belle diversité


Les évêques et archevêques du niveau inférieur sont pour certains accompagnés de leur nom.
Il s'agit de Bennade et de Barnabé (baie 126), de Baruch I et II (baie 124), ainsi que de saint Donatien et saint Vivent (baie 122). Les quatre premiers sont les successeurs immédiats de Nicaise. Les deux derniers sont ses prédécesseurs, le tout fait référence aux premiers temps de la chrétienté à Reims.

Loin de la monotonie que l'on pourrait légitimement attendre d'une telle succession de personnages, il s'en dégage au contraire une belle diversité, avec des rendus parfois d'une grande finesse.


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La galerie des rois :
détruites par la Première Guerre mondiale

 


Des rois, surmontant des évêques et archevêques rémois, ornaient à l'origine les autres baies, à l'exception de celles de la première travée occidentale (baies 139 et 140) occupées par des grisailles, cernées de bordures à châteaux de Castille.


Ces œuvres, détruites en 1917 lors des bombardements, sont connues par des descriptions anciennes, ainsi que par des documents iconographiques (relevés des panneaux réalisés par les maîtres verriers Simon et des photographies prises en 1915 par l'architecte Henri Deneux). Elles répondaient à des critères stylistiques très différents de ceux de l'est, ce qui n'est guère étonnant puisque, sur le plan architectural, cette zone est plus récente.

 

Cette primauté des souverains face aux archevêques, alors même que ces derniers étaient à l'honneur dans la zone orientale, s'explique par la liturgie des sacres mise en exergue dans la nef réservée aux laïcs.
Mais il est également possible que ces ecclésiastiques constituaient la suite de ceux du décor primitif du chœur, qui s'apparentait peut-être à celui de Saint-Remi, avec une succession de prélats rémois au niveau inférieur des baies.