Les intervenants de la restauration

 


La cathédrale de Reims, comme toutes les cathédrales de France, appartient à l'Etat. Son entretien et sa restauration sont donc de la responsabilité du ministère de la Culture et de la Communication.


La Direction régionale des affaires culturelles de Champagne-Ardenne (DRAC)
Elabore les programmes de restauration et suit les travaux

Sous l'autorité du directeur de la direction régionale des affaires culturelles de Champagne-Ardenne, service déconcentré du ministère de la Culture et de la Communication, le conservateur régional des monuments historiques (CRMH), en étroite collaboration avec l'architecte en chef des monuments historiques (ACMH) chargé de la cathédrale et l'architecte des bâtiments de France (ABF), élabore les programmes techniques et financiers des travaux de restauration, suit les travaux conduits par l'architecte en chef des monuments historiques et coordonne pour les opérations d'entretien courant.
Le service départemental de l'architecture et du patrimoine de la Marne
(SDAP)
Assure la maîtrise d'œuvre des travaux d'entretien courants
Le STAP est un service de la DRAC. Le chef de service, architecte des bâtiments de france (ABF), est le conservateur de la cathédrale.
A ce titre, il est responsable de la sécurité de l'édifice et en assure l'entretien courant.

 


Le conservateur-inspecteur des monuments historiques
Contrôle, propose et assure la maîtrise d'œuvre sur les collections et décors de la cathédrale

Placé sous l'autorité du conservateur régional des monuments historiques (CRMH), il est le représentant de l'Etat pour les collections et les décors des monuments nationaux.
Il assure le contrôle de ceux-ci, propose les restaurations et assure la maîtrise d'œuvre des travaux.
Son rôle scientifique se traduit par la délivrance d'un avis sur les études et les propositions de travaux.

 


L'architecte en chef des monuments historiques (ACMH)
Maître d'œuvre des travaux de restauration

Nommé, dans une circonscription, par le ministre de la Culture et de la Communication, après un concours d'Etat, l'architecte en chef des monuments historiques (ACMH) formule toutes les propositions et les avis pour la protection, la bonne conservation et la mise en valeur des monuments inscrits ou classés au titre des monuments historiques, placés sous sa responsabilité, si sa circonscription est le département.

En ce qui concerne la cathédrale, il assiste la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) pour la programmation des travaux. Il élabore les propositions d'études préalables à la restauration et assure les travaux, en tant que maître d'œuvre.

 


L'inspection générale des monuments historiques (Ministère de la Culture et de la Communication)

Valide les études et les projets de restauration et contrôle la mise en œuvre des travaux

Au sein de l'inspection générale de l'architecture et du patrimoine, l'inspection générale des monuments historiques est composée d'un inspecteur - conservateur, historien d'art de formation, et d'un inspecteur - architecte en chef.
Ils rendent conjointement leurs avis à la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) sur les études et projets de restauration de la cathédrale, sur les projets de programmation de travaux ou sur tout sujet important nécessitant une expertise approfondie.
Ils contrôlent également la mise en œuvre des travaux de restauration.

 


Le Comité scientifique de la cathédrale de Reims
Un rôle consultatif

Le ministère de la Culture et de la Communication et la direction régionale des affaires culturelles de Champagne-Ardenne (DRAC) ont mis en place, depuis de longues années, un comité scientifique chargé de les accompagner dans leurs choix en ce qui concerne les travaux à réaliser sur la cathédrale de Reims.

Ce comité scientifique, à la fois international et pluridisciplinaire, dont le rôle n'est que consultatif, rassemble historiens, historiens d'art, techniciens, praticiens et scientifiques de la restauration, architectes et personnel administratif. Il se réunit en moyenne deux fois par an.

 


Les entreprises de la restauration
Un savoir faire

De nombreuses entreprises, couvrant différents corps de métier, interviennent sur la restauration ou l'entretien de la cathédrale. Des entreprises qui possèdent toutes un savoir-faire technique élevé, qui leur permet d'intervenir sur un monument de 800 ans :

 

- les couvreurs pour la couverture en plomb et la fabrication des gargouilles en plomb ;

- les charpentiers et menuisiers pour les portes, les lambris, etc. ;

- les bureaux d'études spécialisés dans la maladie de la pierre, des vitraux ou des métaux ;

- les restaurateurs de pierre qui mettent en œuvre les protocoles de restauration et de consolidation ;

- les maîtres verriers qui interviennent dans le cadre de la restauration, voire de la création ;

- les sculpteurs, pour la réalisation de copies en pierre ou en pierre reconstituée, à partir de moulages sur les existants et des documents historiques disponibles ;

- les serruriers qui peuvent intervenir sur les grilles et autres ouvrages en métal ;

- les restaurateurs de peinture ou de cadres de tableaux ;

- les facteurs d'orgues qui travaillent sous le contrôle du technicien conseil ;

- les restaurateurs de cloches et de carillons ;

- des artistes plasticiens.