Une commande publique de vitraux
pour la cathédrale Notre-Dame de Reims

 

Le 20 avril 2006, lors d'une visite officielle à Reims, Renaud Donnedieu de Vabres, alors ministre de la Culture et de la Communication, avait annoncé la commande de six vitraux pour la cathédrale Notre-Dame de Reims.

Cette création a pris place dans les deux chapelles adjacentes à la chapelle d'axe, dite chapelle Chagall. L'opération, d'un montant d'1,2 million d'euros, a bénéficié du mécénat de la fondation Gaz de France, de la maison de champagne Louis Rœderer et de la Caisse d'Epargne de Reims.

 

 

Un projet majeur...

 

Cette commande est un projet majeur d'alliance entre le patrimoine historique et la création artistique à l'échelle européenne. Après Marc Chagall et Brigitte Simon, la création contemporaine était de nouveau programmée dans la cathédrale de Reims et confiée à un artiste de renommée internationale.

La création a été pensée pour les deux chapelles d'abside (deux fois trois baies pour une surface de 115 m²) qui entourent la chapelle d'axe. Le triptyque de Marc Chagall, hommage biblique à la généalogie des rois de Judée et des rois de France, voisine actuellement avec de simples vitraux en verres légèrement teintés. La lumière blanche traverse ces deux "dents creuses" dans un parcours coloré qui accompagne l'abside de part en part.


... pour un édifice emblématique

 

Au cours des vingt dernières années, l'attention portée à la cathédrale par les restaurations, les études et les célébrations ont maintenu le regard éveillé sur le monument. Aujourd'hui, plus d'un demi-siècle nous sépare de la reddition allemande de 1945, signée à Reims et la restauration de la cathédrale et du palais épiscopal du Tau attenant ont seulement été achevés dans les années 1960.

 

Les vitraux de Marc Chagall, décidés en 1969, sont inaugurés en 1974. Ceux de Brigitte Simon les suivent de peu en 1980. Depuis près d'un demi-siècle, la cathédrale invite la création artistique à intervalles réguliers dans ses murs. La symbolique de la création et de la vie, supérieure à celle de la destruction, est à l'œuvre dans ces invitations répétées.